Auto-entrepreneur ou libéral : choisir son statut

Un kiné ne peut pas être auto-entrepreneur, un ostéopathe le peut : votre profession choisit entre micro-entreprise et exercice libéral. Ce que chaque statut implique pour vos missions tries.care.

Sur tries.care, vous intervenez en indépendant. tries.care émet la facture de chaque mission à votre nom, grâce au mandat d’autofacturation, et cette facture porte votre SIRET. Il vous faut donc une activité indépendante déclarée avant votre première mission.

On parle souvent de « devenir auto-entrepreneur » pour faire des missions à côté d’un emploi. Pour la plupart des professions de santé, ce n’est pas possible : votre profession décide du statut.

Votre profession décide

Votre professionMicro-entreprise (auto-entrepreneur)Ce que vous créez
Masseur-kinésithérapeute, infirmier, orthophoniste, orthoptiste, pédicure-podologueNonUne activité libérale d’auxiliaire médical conventionné
Médecin, chirurgien-dentiste, sage-femmeNonUne activité libérale de praticien conventionné
Ostéopathe, chiropracteur, psychologue, psychothérapeute, ergothérapeute, diététicien, psychomotricienOuiUne micro-entreprise, ou une activité libérale classique si vous préférez

Le tableau suit les règles de l’URSSAF. Si votre profession n’y figure pas, ou si vous avez un doute, posez la question à l’URSSAF avant de déclarer votre activité.

Praticiens et auxiliaires médicaux : l’activité libérale

L’URSSAF l’écrit sans exception : « en tant que praticien ou auxiliaire médical vous ne pouvez pas être auto-entrepreneur ». Le régime de la micro-entreprise est fermé aux professions libérales réglementées qui ne cotisent pas à la Cipav pour leur retraite. Un kinésithérapeute ou un infirmier cotise à la CARPIMKO, un médecin à la CARMF.

Vous déclarez donc une activité libérale en entreprise individuelle, sous le régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC). Cela ne vous oblige pas à tenir une comptabilité complexe :

  • Pour l’impôt, vous pouvez choisir le régime micro-BNC : vous déclarez vos recettes une fois par an, et l’administration en retire 34 % au titre de vos frais. Il s’applique en 2026 si vos recettes de 2025 ou de 2024 n’ont pas dépassé 83 600 €.
  • Pour les cotisations, une seule déclaration de revenus par an, sur impots.gouv.fr, sert au calcul de vos cotisations et de votre impôt. Au début, l’URSSAF vous demande des cotisations forfaitaires, puis les régularise sur vos revenus réels. Déclarez-lui une estimation de vos revenus pour éviter un rattrapage important.

Un médecin de secteur 2 ou un pédicure-podologue peut choisir le régime des travailleurs indépendants au lieu du régime PAMC. Les simulateurs de l’URSSAF permettent de comparer les deux.

Les autres professions : la micro-entreprise

Les ostéopathes, chiropracteurs, psychologues, psychothérapeutes, ergothérapeutes, diététiciens et psychomotriciens micro-entrepreneurs sont affiliés à la Cipav, selon la liste de Service Public. Ils peuvent exercer en micro-entreprise, y compris à côté d’un emploi salarié.

  • Vous déclarez votre chiffre d’affaires chaque mois ou chaque trimestre à l’URSSAF, même quand il est nul, et vos cotisations sont un pourcentage de ce chiffre : 23,2 % en 2026 pour une profession libérale réglementée de la Cipav.
  • Le régime s’applique tant que votre chiffre d’affaires ne dépasse pas 83 600 € par an (seuil 2026), au prorata la première année.
  • Vos recettes entrent aussi dans votre déclaration de revenus, avec le même abattement de 34 %.

L’autre voie : une société d’exercice

Vous pouvez aussi exercer à travers une société d’exercice libéral, comme une SELARL ou une SELAS, ou une société civile professionnelle. La démarche est plus lourde qu’une entreprise individuelle : statuts, capital, comptabilité de société. Si vous avez déjà une société, le SIRET à donner à tries.care est celui de la société.

Et ensuite

Votre statut choisi, déclarez votre activité sur le guichet unique : Déclarer votre activité.

Sources officielles

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